Prendre l’avion serait-il devenu un acte politique ? C’est du moins la tendance qui émerge ces derniers jours. En effet, un mouvement venu du froid et plus précisément de Suède vient d’inventer un mot concernant le fait d’avoir honte de prendre l’avion. Mais avant de vous donner le mot, il est important de se demander pourquoi nous en sommes arriver là ? Sans doute parce que l’avion s’est progressivement hissé à la première place d’un triste podium : celui des plus gros pollueurs. Alors, oui, il existe désormais un mot pour dire qu’on a honte de prendre l’avion car cela pollue : le flygskam.

Une situation peu réjouissante

Le secteur aéronautique est désormais responsable de 2% des émissions mondiales de CO2. Soit, en tout et pour tout, deux fois plus qu’un pays comme la France. Mais ce qu’il faut surtout craindre, c’est l’explosion du trafic qui est annoncée dans les années à venir. De 30 milliards de kilomètres (unité de mesure dans l’aviation civile) en 1952, nous sommes passés à 8000 milliards en 2017 pour tous les passagers du globe. De 2% des émissions mondiales de CO2, le trafic aérien pourrait passer à 15% avant 2040.

Quelques chiffres pour s’en convaincre. Un aller-retour Paris – New-York émet environ une tonne de gaz carbonique dans l’atmosphère par passager. Soit environ autant qu’une année de chauffage. C’est, selon les estimations entre 1 et 2/5ème de toute la pollution que va produire un français en une année.

A titre de comparaison le train est certes plus long mais beaucoup moins polluant que l’avion. Rappelons d’ailleurs ici que le TGV est électrifié, il émet donc moins de particules.  Selon l’agence européenne de l’environnement (AEE) un passager en avion émet 285 grammes sur un kilomètre, contre 14 grammes pour le train.

 

Des alternatives pour ne plus subir le « flygskam »

Toute la filière de l’industrie aéronautique, du fabricant d’avion jusqu’au guichetier des compagnies touristiques, s’inquiète de ce mouvement. Un chiffre déjà : 59% des voyageurs se disent prêts à « préférer le train à l’avion pour des raisons écologiques ». Plusieurs opérateurs voyagistes ont donc d’ores et déjà intégré le phénomène à leurs offres. Ils proposent de compenser le coût carbone du voyage par des crédits qui seront investis dans des actions de compensation.

Il existe aussi des alternatives technologiques pour vos déplacements professionnels. Plutôt que de prendre l’avion, pourquoi ne pas rester sur place et utiliser une solution de visioconférence. Comme le propose la société klood qui est éditeur de solutions de communication unifiée.  En effet, la visioconférence se pose comme une solution très utile pour compenser les voyages de courte durée. Ou qui ne nécessitent pas votre présence.

La dernière solution consiste à changer votre moyen de transport. A l’image de la jeune adolescente suédoise Greta Thunberg. En janvier dernier elle s’est rendue au Forum Economique Mondial de Davos en Suisse depuis Stockholm. Après toutefois un périple de plus de 32 heures en train pour montrer son boycott de l’avion.

 

 

Tech Me Up'

Suivez les dernières tendances liées aux nouveaux usages de communication, de collaboration et de mobilité.

 

Pas de spam. Que de l'innovation et de l'exclusivité !.

Inscription validée !

Share This