Cela a été annoncé partout : la blockchain est l’avenir de la sécurité sur le web. C’est donc forcément une valeur sûre pour les investisseurs. Mais est-ce vraiment aussi simple que ça ?

L’IA et l’IoT ont plus la côte que la blockchain.

Selon un sondage qui a été mené par la société Okta auprès de grands groupes internationaux, les plus grandes entreprises de la tech française investissent massivement dans les nouvelles technologies pour développer leurs propres activités.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, la blockchain qui doit sécuriser les échanges sur le web ne semble pas focaliser l’ensemble des investisseurs autour d’elle. Au contraire, c’est plutôt les objets connectés (ce qu’on appelle l’IoT) et l’intelligence artificielle (IA) qui captent une grande partie de ces flux financiers. Selon les enquêtés 72% seraient prêts à investir dans l’IoT et 68% l’IA.

Néanmoins, si l’on compare les dépenses mondiales des entreprises dans la blockchain, ce montant atteindrait près de 2,9 milliards de dollars pour l’exercice 2019. Ce n’est d’ailleurs pas un signal anodin : le géant PayPal a investi dans une start-up qui base ses prestations (logiciels d’identité numérique) sur la blockchain. Des montants importants, qui nuancent les chiffres précédents.

 

Et dans nos entreprises françaises ?

Sans doute faut-il commencer par expliquer ce que permet une blockchain. De manière condensée, chaque fois qu’une transaction, ou un échange, s’opère, elle fait intervenir un tiers de confiance. Comme par exemple une banque. Avec les technologies blockchain, ce tiers de confiance peut être lui-même dématérialisé. Ce qui permet le cas échéant l’intégrité, l’unicité, l’adoption ou encore l’archivage des transactions. Et fait ainsi sa force qui réside dans sa quasi-inviolabilité. Ce que pourrait néanmoins arriver à faire, par d’autres moyens, l’IA dans quelques temps (retrouvez ici notre article à ce sujet).

Autour de la blockchain gravitent des questions de souveraineté nationale mais aussi économiques. Souveraineté car l’extrême de la blockchain représente une gouvernance décentralisée aux mains des utilisateurs. C’est le mouvement « Cypherpunk ». De l’autre la question économique qui est intrinsèquement liée au bitcoin, la crypto-monnaie en blockchain. Ce même bitcoin qui n’arrête plus d’alimenter les débats. Après le développement puis l’éclatement d’une bulle, celui-ci a manqué de s’effondrer en décembre 2018 après une chute vertigineuse. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le bitcoin a renoué avec la croissance en quelques jours en affichant un taux insolent de 20% de croissance.

Voilà donc pourquoi l’IA et l’IoT demeurent en tête. Moins connotées politiquement, plus stables économiquement, ces deux valeurs sont aussi plus familières. Et pourtant, la dynamique française sur la blockchain est en pleine ébullition. Comme le prouve à partir du 15 avril 2019 la mise en place de la semaine française de la blockchain. Aujourd’hui, le défi est donc celui de l’image. Il faut que les acteurs comme les utilisateurs appréhendent la blockchain avec une image positive pour s’approprier son usage.

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