Ce matin en vous levant, vous avez constaté avec satisfaction que le chauffage central était parfaitement à la bonne température. D’ailleurs, en sortant vous avez pris connaissance de la qualité de l’air et en attendant le bus vous avez pu recharger votre smartphone sur du mobilier urbain tout en profitant d’un wifi public. Le dénominateur commun de ces actions ? Elles sont toutes rendues possible par la smart-city.

Smart-city : où en sommes-nous ?

Vous l’avez-vu, plusieurs champs d’applications couvrent le concept de nos smart-city dont le premier est l’open-data. Consulter le budget des transports urbains de votre ville ? Ou encore celui du recyclage ? C’est désormais possible comme en témoigne Benoît Charbier, délégué régional au numérique à la préfecture d’Occitanie : « Par principe, les données étant ouvertes, on peut juste connaître le nombre de téléchargements […] mais on ne sait pas pour quels usages ».

Si les bornes wifi publiques font désormais partie de la vie courante de tout un chacun, l’école numérique se positionne également en pôle position en France comme en témoigne ce graphique.

 

 

 

 

 

Source : JDN économie

 

Mais plusieurs secteurs, comme les « éco-quartiers » demeurent toujours en fin de liste. La raison ? Des coûts pour l’instant encore élevés qui ne permettent pas à toutes les municipalités de s’en doter. Néanmoins de grands projets sortent déjà de terre à l’exemple de Clichy-Batignolles à Paris qui s’est vu doté d’une enveloppe de 4,2 M€. La réhabilitation de ce quartier (vers un éco-quartier) va permettre de mettre en place le premier réseau énergétique de chaleur (smartgrid) assisté par IA de Paris. Pour en savoir plus Tech Me Up’ vous conseille à ce sujet la mini-série documentaire d’Arte disponible ici !

L’IA à la rescousse de la smart-city

Des infrastructures, plus nombreuses, mais surtout plus connectées entres-elles. Telle est la nouvelle doxa de la ville de Paris. Mais, le potentiel d’une smart-city devient démultiplié si une intelligence artificielle est intégrée à un système connecté. D’ores et déjà de nombreuses collectivités ont donc fait le pari d’utiliser l’IA « faible ». Cette dernière est basée principalement sur la collecte de données (recueillies par des batteries de capteurs disséminées en ville). Température, pollution et même collecte des déchets ! « On peut optimiser […] le parcours des camions-poubelles en fonction d’accidents ou de la circulation » explique Gaëtan Delorme consultant.

Le but avoué des dirigeants et entrepreneurs est de rendre nos villes plus intelligentes. L’un des gros enjeux est notamment celui de la maintenance prédictive des équipements publics. Transports, éclairage, circulation, l’analyse de données va permet de déterminer la probabilité d’une panne. Et d’adapter par la suite la maintenance en conséquence.  Concernant la qualité des services rendus, ce sont là encore des algorithmes qui détermineront le taux de satisfaction des usagers.

La prochaine étape consistera donc à implémenter une IA forte dans nos smart-city. Cependant, même si le MIT lui-même a déclaré que c’était une innovation majeure pour 2018, l’arrivée de ce genre d’IA n’est pas pour tout de suite. Et d’ailleurs une question subsiste : les citoyens sont-ils prêts à confier toutes leurs données à des machines ? Des questions juridiques et éthiques accompagnent nécessairement l’évolution de nos pratiques et de nos lieux de vie.  Chez Tech Me Up’ nous pensons qu’un double déploiement : humain et IA travaillant de concert, pourrait donner lieu à des résultats intéressants, tout en posant moins de problèmes éthiques. Et si vous voulez en savoir plus sur la révolution numérique humaine, c’est ici.

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